Mardi 17 novembre 2009
Elle a commencé la classe tout en douceur. J'écoutais vaguement le ronron, rangeais les
armoires, classais le petit matériel, puis le gros, les jeux, les cahiers, les livres.
Un nouvel élève est arrivé dans la classe à 13h30. Il vient d'Algérie. Replet. Les cheveux durcis par le gel. Déscolarisé depuis plus d'un an. Père et mère absents. Situation délicate et floue.
Le père de C. était mécontent du mot que j'ai laissé sur le cahier de correspondance de son fils, trouvait le ton agressif. Il s'agissait d'une liste des méfaits de son garnement en une seule journée : ne travaille pas, chantonne, mange le matériel de classe, se roule par terre, se bat avec ses camarades, nuit à l'ambiance, nuit à ma fonction. Déplaisant, déplaisant.
Si je le laisse tranquille, si je le laisse apprendre à son rythme, il se tient évidemment beaucoup mieux. C'est dur de progresser. Et je suis dure. On verra.
Elle a terminé la classe tout en douceur,éteint les lumières, enfilé son imper.
Solal va mal. Solal est duplice. Pas toi, mais le Solal de Cohen.
Après ce fut un café bruyant et frais aux abords de la place d'Italie. Avec celle que j'affuble joyeusement de terminaisons en -ette.
C'était bien de rire, de lui dire, et d'en rire encore, bien après, à coups de textos.
Un nouvel élève est arrivé dans la classe à 13h30. Il vient d'Algérie. Replet. Les cheveux durcis par le gel. Déscolarisé depuis plus d'un an. Père et mère absents. Situation délicate et floue.
Le père de C. était mécontent du mot que j'ai laissé sur le cahier de correspondance de son fils, trouvait le ton agressif. Il s'agissait d'une liste des méfaits de son garnement en une seule journée : ne travaille pas, chantonne, mange le matériel de classe, se roule par terre, se bat avec ses camarades, nuit à l'ambiance, nuit à ma fonction. Déplaisant, déplaisant.
Si je le laisse tranquille, si je le laisse apprendre à son rythme, il se tient évidemment beaucoup mieux. C'est dur de progresser. Et je suis dure. On verra.
Elle a terminé la classe tout en douceur,éteint les lumières, enfilé son imper.
Solal va mal. Solal est duplice. Pas toi, mais le Solal de Cohen.
Après ce fut un café bruyant et frais aux abords de la place d'Italie. Avec celle que j'affuble joyeusement de terminaisons en -ette.
C'était bien de rire, de lui dire, et d'en rire encore, bien après, à coups de textos.












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